Radiologie générale

La radiologie générale est l’utilisation de rayons X pour réaliser une exploration d’une partie de votre corps.

Bien sûr ces examens utilisent les rayons X, mais faut-il en avoir peur ? Non, car les rayons X sont partout tout autour de nous, dans tout l’univers, et notre organisme en absorbe tous les jours. Tous les ans, nous absorbons en moyenne en France une dose d’irradiation de 3 à 4mSv dont 2,35 mSv sont d’origine naturelle et seulement 1,20 mSv d’origine médicale. A titre indicatif, un vol Paris-New York communique à l’équipage et aux passagers une dose de 0.06 mSv tandis qu’une radio pulmonaire délivre une dose patient de 0.05 mSv. Un patient qui passe une radiologie du bassin reçoit une dose efficace de 1,2 mSv, c’est-à-dire qu’il ajoute à son « compteur personnel » un supplément de dose équivalent à six mois d’irradiation naturelle.

Le Centre de santé Jean Jaurès a conscience de tous ses enjeux qui sont inhérents à la radioprotection des malades et du personnel, qui est l’une de nos obligations légales. C’est la raison pour laquelle tout acte radiologique doit être justifié par une prescription médicale et que le service d’Imagerie médicale est géré par un personnel qualifié, avec plusieurs années d’expérience, que sont les manipulateurs et les radiologues qui ont comme souci quotidien
de minimiser et de maitriser les quantités d’irradiation délivrées aux patients.

Cela se conçoit d’autant plus :

  • En pédiatrie
    → En raison de la grande sensibilité de l’organisme en période de croissance.
  • Radiographie du bas du gros intestin et, à un degré moindre, de la colonne lombaire, du bassin et de la hanche
    → En raison de la proximité des organes génitaux et de la possibilité d’effets génétiques.
  • Examens de dépistage
    → Mammographies, poumons, estomac en raison du nombre important de personnes impliquées.

Il faut absolument indiquer à votre médecin radiologue, au manipulateur ou à la secrétaire, si vous êtes enceinte ou susceptibles de l’être. C’est la seule contre-indication à l’utilisation de rayonnements ionisants.

Avec les nouvelles technologies que sont l’échographie, le scanner, l’I.R.M., on a l’impression que les radios classiques ne servent plus à rien.

Ceci est faux.

Les clichés standards permettent le plus souvent d’arriver à un diagnostic rapide et surtout d’éliminer un problème grave. Ce sont des outils précieux pour le radiologue, et il ne faudra pas s’étonner de voir le radiologue demander, après une échographie abdominale, la réalisation d’un
cliché classique de l’abdomen. C’est la même chose pour les échographies des parties molles, et il est fréquent qu’une échographie de la cheville ou du genou soit accompagnée d’une radio simple de la cheville ou du genou, tout simplement parce que ce ne sont pas les mêmes structures que l’on étudie. L’échographie est efficace pour les muscles et les ligaments mais absolument insuffisante pour l’étude des articulations et des os.